Mercredi 4 novembre 2009

III. Ses débuts, ses premiers succès

     Etienne Gautier débuta au salon de Lyon en janvier 1867, à l'âge de 25 ans, avec une excellente tête d'étude, un Changeur.




















Voici un aperçu de ce qu'en dit le Réveil de Lyon du 24 février 1867 : "Elle est, sans contredit, une des plus belles toiles du salon. Cette physionomie d'avare est tout un poème ! Quelle expression ! et comme le peintre a bien su rendre sur ces traits anguleux l'ardeur inquiète, la cupidité, toutes les mauvaises passions qui s'agitent dans cette âme de juif. C'est une peinture large et vigoureuse." Mais le Courrier de Lyon (du 5 mars) est encore plus élogieux : "Le Changeur d'Etienne Gautier donne une haute idée des heureuses dispositions artistiques de son auteur (...). Largeur, fermeté de touche, richesse et harmonieuse chaleur de coloris, puissance de pensée, le nouveau peintre lyonnais fait preuve de toutes ces qualités éminentes pour son coup d'essai. Le Changeur, qu'il nous représente somptueusement  vêtu de velours et de fourrures, comptant les piles d'or et d'argent sur une table couverte d'un riche tapis, n'est au fond qu'une variante de plus du type éternel de l'avare. Mais, au lieu de suivre la banale ornière des poncifs d'ateliers, qui figurent toujours cette passion sous la forme d'un vieux grippe-sous crasseux, misérable, et bêtement cupide, M. Gautier a trouvé de bien meilleur goût de personnifier l'amour de l'or dans un vieillard opulent (...) dont le vice ne se trahit que par le jeu de la physionomie aux lèvres pincées, au front calculateur, aux yeux méfiants, et par la volupté avec laquelle la main caresse le précieux métal."
     Le Changeur rappelle la vigueur, la justesse réfléchie, la puissance sobre, l'effet concentré autour du point lumineux et cette solidité de pinceau des grands maîtres du clair-obscur. Etienne Gautier s'était imprégné de leur génie pendant un long séjour en Hollande. (Le tableau figure aujourd'hui dans les collections du musée Déchelette à Roanne. Ndlr).

      Autre témoignage de son habileté : La Petite fille au perroquet :

Cette toile fut très remarquée au salon des Champs-Elysées de 1668 ; elle était signée Arnaud, car Etienne cherchait à dépister la renommée. La presse lui fit cependant brillant accueil, et le Tintamarre du 28 juin écrivit :
"Le perroquet vert, la gamine
 Blanche et rose, c'est l'arc-en-ciel
 Que le gros chat noir examine.
 Le tout est bien peint : c'est l'essentiel !"

La Vierge au baldaquin (dont nous reproduisons ci-dessous la photocopie d'un magazine de 1909) est une inspiration des maîtres italiens. Cette toile, destinée à être placée au fond d'une église sombre, devait frapper et retenir le regard par l'éclat du coloris. La Vierge Marie est assise, candide et sérieuse, sur un trône, tenant l'Enfant Jésus dans ses bras. Deux figures de saints, debouts, à droite et à gauche, complètent l'arrangement selon le goût classique. A gauche de la Vierge, près de saint Charles Borromée, quelques-uns ont cru voir, sous les traits de la sainte Eugénie, la soeur d'Etienne,  
trop tôt enlevée à la terre.

     A propos de la peinture religieuse, Etienne Gautier écrivit : "Autrefois, la religion inspirait les artistes, elle a produit les plus grands chefs-d'oeuvre ; maintenant, il semble que tout est trop beau quand il s'agit de Dieu, et la peinture n'est plus que le rebut de l'art."

     De nombreux tableaux restaient disséminés dans les salons de Ressins ou entassés dans son atelier (cet atelier exite toujours, il a été réaménagé il y quelques années en salle du personnel).
     A son époque, on était surpris : ce travailleur acharné est un homme du monde qui jouit d'une grande situation de fortune, de ces loisirs faciles où se noiens tant d'autres talents. On ignorait qu'Etienne était une âme toute d'activité et d'action, pénétrée du prix de la vie, d'une trempe spéciale, visant toujours, en toutes choses, le plus haut, le plus inaccessible, le plus périlleux. "Les dons, disait-il, ne sont qu'une promesse, il faut y joindre l'intelligence de leur emploi et la volonté de la discipline ; c'est un labeur et un fardeau, une gloire et une épreuve." 
     Comment la fortune eût-elle pu devenir pour lui un obstacle au travail ? Il en était détaché, elle lui paraissait un bien étranger, un dépôt dans toute l'acceptation du mot ; il ignorait qu'elle fût une source de jouissances, et c'est là sa belle originalité.

                                                                                                                   A suivre.

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Vendredi 30 octobre 2009

     Il y a des réunions de travail plus agréables que d'autres...
     Nous ne savons pas encore si l'émission Goùtez-voir de France 3 Rhône-Alpes s'invitera aux festivités du 90ème anniversaire, mais nous avons fait tout comme. Aussi, c'est au Restaurant Le Bel'vue - 42 Le Cergne (voir le lien ci-contre) que nous nous sommes réunis autour du chef, M. Loïc Vaillant (ci-dessous, deuxième à partir de la gauche), ce mercredi 28 octobre.

     Et parce que l'émission présente à chaque fois la confection de plats réalisés en direct en cuisine, Loïc Vaillant nous a fait déguster les plats qu'il aimerait réaliser autour des produits de la ferme de Ressins. Pupilles et papilles en alerte : des assiettes à l'esthétique soignée, une cuisine savoureuse !      
    

     L'entrée était ainsi constituée d'une tartelette de boudin noir sur un lit de pommes, et de deux verrines : un tiramisu de betterave rouge et chèvre frais de l'école ; une composition de tomates confites et chèvre frais...




    

Le plat principal était ensuite centré autour d'un filet mignon de porc du Panier Gourmand, avec une sauce à la moutarde ancienne, accompagné d'une fricassée de rognons de porc, d'une purée de courge, et d'une galette de pommes de terre & tomme de chèvre de Ressins.
     Une pure merveille ! Le filet fondait en bouche ! 
     Le repas se clôturait par une tarte tatin et sa boule de vanille. Tout fut paaaaaarfait !


     Parmi les stands tenus par des anciens élèves de l'école, le public pourra découvrir 5 viticulteurs. Quatre d'entre eux étaient présents à la soirée, afin de déterminer ensemble de mêmes objectifs. Ils nous ont fait également apprécier leurs différentes productions.  
   
     Photo ci-contre : (de gauche à droite) Thierry Desormière (Côte Roannaise), Stéphanie Guillot (Côte du Forez), André Eltschinger (Beaujolais), et Arnaud Grange (Beaujolais). 

     Seul François Chabré (Côte roannaise) manquait à l'appel, mais il sera des nôtres en octobre 2010 !

Tous apposeront sur leurs bouteilles le même macaron prochainement réalisé pour les festivités du 90ème anniversaire. Ce même macaron devrait également figurer sur les deux nouveaux produits réalisés à cette occasion par le Panier Gourmand.

      Une soirée placée sous le signe de la convivialité et de la gourmandise ! Cerise sur le gâteau : M. Vaillant a fait cadeau du repas à l'association !
     Il n'y a plus qu'à souhaiter que cela nous porte chance et que l'émission de France 3 nous choisisse...

     Nous rappelons que lors des deux jours consacrés aux festivités du 90ème anniversaire, les Anciens élèves de l'école sont invités à tenir un stand où ils pourront présenter leur entreprise, leurs produits, etc. (mais nous ne souhaitons pas d'autres viticulteurs pour une plus grande diversité des exposants). Notre souhait : qu'un maximum de corps de métiers soient représentés !
     Pour tout renseignement, vous pouvez écrire à : "Association Ressins 2010 - LAP Ressins - 42720 Nandax", ou au moyen de ce site : rubrique "contact" (cf. Présentation).

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Jeudi 22 octobre 2009


II. La vocation d'Etienne, sa formation artistique

     Etienne dut quitter le collège, sa santé s'y étiolait ;  ce tempérament impressionnable ne devait se fortifier qu'au milieu des siens, dans cette vie de famille qu'il adorait. Tout en préparant son baccalauréat, il prenait à Lyon ses premières leçons de peinture. Ce fut pour lui une heure de joie, l'heure sacrée de l'initiation, quand il tint pour la première fois une palette.
     Ses parents, hésitant encore à reconnaître sa vocation, l'engagèrent, après l'épreuve du baccalauréat, à faire son droit, et vinrent se fixer avec lui à Paris, en 1860. Il était possédé, plus que jamais, de ce que sa famille appelait en riant "le démon de la peinture". Sans maître, sans guide, n'ouvrant son atelier qu'à de rares amis, il travaillait du matin au soir, et souvent il se levait la nuit pour corriger ou achever une esquisse. Le droit semblait oublié, mais trois semaines avant l'examen il fermait son atelier, prenait ses livres, et, grâce à sa merveilleuse mémoire, il lui suffisait de quelques jours d'étude pour être reçu avec éloges. Ses parents, édifiés enfin sur sa vocation d'artiste, le laissèrent libre de suivre sa voie.
     Dès lors, pendant plus de dix ans, il se donna tout entier à l'art, travaillant sans relâche, avec passion, avec conscience, avec ferveur. Il consacra des mois et des années à un rude et solitaire apprentissage avant de livrer ses oeuvres au public. Ses maîtres furent les Primitifs italiens et allemands et les peintres de la Renaissance. Il visitait fréquemment les grands musées d'Europe, il copiait, comparait, lisait et amassait tout un trésor d'érudition artistique. Il séjourna ainsi en Allemagne (Nüremberge, Leipzig, Berlin, Dresde), à Vienne en Autriche, à Prague (République Tchèque).
     Mais l'Italie fut sa terre de prédilection : Vernise (où il séjourna un mois et demi !) dont il raconta son admiration de coloriste pour les jeux de lumière sur la mer, alors qu'il était allé voir poindre l'aurore sur la lagune. "De l'argent, de l'or et de l'azur, j'en ai plein les yeux. En quelques minutes, j'ai vu passer le ciel d'un bleu foncé au rouge, puis du rouge au jaune, et tout d'un coup le soleil s'est montré au fond du port entre les mâts des barques de pêcheurs, et alors toute la lagune m'a paru en feu... Du reste, du matin au soir, on voit partout à Venise des spectacles aussi beaux et variés à l'infini." écrivit-il à sa mère le 18 août 1869.
     Il visita également Brescia, Vicence, Mantoue ("Je viens de visiter les célèbres Jules Romain du palais de Té (...) mais ce que je n'ai vraiment pas pu comprendre, c'est la fameuse Guerre des géants dont on parle tant. Imaginez-vous une salle un peu moins grande que le billard de Ressins, avec les murs et le plafond couverts d'une centaine de colosses se roulant les uns sur les autres au milieu de rochers sans noms, et ayant l'air de vouloir vous tomber sur la tête". Il devait aussi séjourner un hiver à Rome ("N'oubliez pas de me donner des nouvelles de nos vendanges ; vous me dites qu'elles vont se faire, je n'y comprends plus rien, et il faut vraiment que vous soyez aussi avancés en France qu'en Italie" - lettre du 18 août 1869).
     Milan le retint plus qu'il n'avait cru d'abord. Dans un courrier , il fait allusion à La Vierge au Baldaquin : "Je compte faire une Sainte Vierge, votre patronne, entourée des saints de la famille : saint Charles, saint Etienne, sainte Mathilde et sainte Eugénie. Si je réussis cette entreprise, nous pourrons mettre le tableau dans notre chapelle de Nandax."
     Florence et Bologne le rappelaient sans cesse. A Florence, il retouvait Angelico de Fiesole : ces deux âmes devaient communier en une même élévation de pensée et de sentiment, une même foi délicate et scrupuleuse. Car Etienne Gautier pratiquait aussi les conseils évangéliques, et l'amour du bien égala, puis triompha en lui de l'amour du beau. Jeune homme, il aimait tant faire l'aumône, que le château de Ressins, envahi par les solliciteurs, serait devenu inhabitable si l'on n'avait modéré son zèle. Il considérait le dévouement et le don de soi comme inséparables de la charité.
     Pendant un de ses studieux séjours à Assise, une nuit, un terrible incendie éclate, consumant plusieurs maisons et menaçant de détruire tout un quartier de la ville ; les habitants accourent, gémissent et s'agitent dans le vide ; les femmes "versaient des flots de larmes dans leurs mouchoirs, mais pas une goutte d'eau sur le feu." Etienne s'élance au milieu d'eux, les entraîne, organise la chaîne, monte sur les toits pour juger de l'étendue du danger et des mesures à prendre ; il fait abattre un mur, isole ainsi le foyer de l'incendie et sauve la ville. Le lendemain, la population reconnaissante vient lui offrir le titre de citoyen, ainsi que les parchemins notifiant ses services.
                                                                                                                                A suivre.

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Dimanche 18 octobre 2009

D'après la revue Les Contemporains - N°864 - 2 mai 1909.

I. Enfance et famille

     Etienne Gautier naquit le 21 mars 1842, à 19 heures,  à Marseille. Il appartenait à une excellente famille lyonnaise, où la foi et la vertu étaient héréditaires. Son grand-père -Etienne- enfant à l'époque de la Révolution qui avait ruiné sa famille, entra comme secrétaire chez un représentant du peuple, et sauva, par sa présence d'esprit, plusieurs victimes destinées à l'échafaud. C'était une nature énergique et tenace, une intelligence vive et audacieuse ; plus tard il édifiait seul, en toute loyauté et honneur, l'immense fortune de sa famille.
     Sous le même toit vivaient, à la mode des anciennes familles françaises, enfants et petits-enfants ; ils étaient 40 à peupler les trois étages de l'hôtel.
     Etienne grandissait, frêle et maladif, au milieu de ses trois soeurs dont il partageait les jeux et les études. Si son esprit charmant et son humeur gaie accueillaient toujours en riant les taquineries et les malices, en revanche il devenait grave et mécontent dès qu'un mot offensait sa conscience. Deux de ses petits cousins ayant échangé, un jour, devant lui, quelques propos légers, il se tut subitement, puis s'éloigna, le visage triste et sérieux. Devant toute ombre du mal, il se repliait comme une sensitive.
     Ses premières impressions de beauté se rattachent à la Villa Ombrosa, charmante habitation d'été que possédait son grand-père aux environs de Lyon. Ce cadre charmant disposa Etienne à copier les paysages qui enchantaient ses yeux ; de jolies compositions naissaient déjà, sans effort, sous sa plume ou sous son crayon. Pendant  les soirées d'hiver à Lyon, réunis sous la lampe, autour de la table de famille, les enfants puisaient d'autres images dans les lectures amusantes que leur faisait leur mère ; Etienne cryonnait au passage, avec un rare bonheur, toutes les figures qui l'intéressaient.
     A 9 ans, Etienne venait habiter avec les siens, dans le département de la Loire, la terre et le vieux château de Ressins, où devait s'exercer plus tard son ardente charité. Mais il n'y resta pas longtemps, ses parents estimaient qu'un fils unique, entouré et gâté par ses soeurs, n'était pas dans des conditions d'éducation assez sérieuses, et, malgré sa santé délicate, il fut placé comme interne dans un pensionnat de Lyon, sous la direction de l'abbé Blanc qui écrivit ceci à sa mère : "N'ayez aucune crainte pour l'avenir de cet enfant, son âme est si pure et d'une trempe si solide qu'il passera à travers le feu sans se brûler."
      Etienne acheva ses études classiques chez les Jésuites de Mongré, près de Villefranche. Il aima ses maîtres et ses condisciples, mais jamais il ne put se résigner à la vie de collège et à l'exil de la maison paternelle.
     Ses goûts, ses idées, son tempérament l'emportaient vers l'art. Cette voix magique couvrait celle du professeur ; s'il maniait une plume ou un crayon, c'était pour tracer malgré lui les dessins charmants qui n'avaient rien de commun avec les devoirs. Sa conscience, si vite éveillée, en souffrait.
     Doué d'une manière heureuse, il se distingua dans les hautes classes ;  ses professeurs citaient ses compositions parmi les meilleures, et il remporta souvent les premiers prix.
     Etienne avait 16 ans quand mourait l'aîné de ses soeurs, Eugénie, à peine âgée de 20 ans. Elle s'éteignit dans tout le rayonnement d'une vertu, d'une intelligence et d'un charme qu'elle seule ignorait. On ne peut parler de l'un sans penser à l'autre. Ce sont les mêmes dons magnifiques, les mêmes beautés morales cachées et pourtant resplandissantes. Tous les deux furent des "outranciers de la charité".

                                                                                                                       A suivre.

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Mercredi 14 octobre 2009

Ascendance d'Etienne Gautier (1842-1903) :

Etienne (1780-1865)
       Négociant-Administrateur de banque-Adjoint au maire de Lyon - Chevalier de la Légion d'Honneur

5 enfants dont l'aîné :


Charles x Maria VESPRE
( ? - 1890)                ( ? - 1892) 
Ressins est acheté par Etienne et son fils Charles

(Ils participeront tous deux à la construction de l'église de Nandax à partir de 1859 ;
"Cette résolution a pour but de déposer dans le caveau de cette nouvelle église l'enfant (Eugénie) si accomplie que nous venons de perdre. Nous n'avions que ce moyen de le conserver à tout jamais, à l'abri du ravage du temps, et laisser dans le pays le souvenir de tant de vertu, de services rendus aux pauvres, aux malades, aux jeunes filles qu'elle instruisait et tenait dans la bonne voie".
 Extrait d'une lettre d'Etienne à un de ses frères).


4 enfants :

Eugénie
1838-1858

Marie
1840-1900

Etienne
1842-1903

Mathilde
1848-1911

Elle meurt à
Ressins, le 31
sept. 1858, de
la fièvre typhoïde,
à son retour d'un
pélerinage à Rome,
à l'âge de 20 ans,
6 mois, 21 jours.


Inhumée dans
l'église de Nandax.

(cf. photos
ci-dessous)
Elle épouse,
en 1864, le
Vicomte du Parc,
lequel décède
après 11 jours
de mariage,
des suites
d'un accident
de cheval à
Ressins.


Elle a remplacé
Eugénie pour
s'occuper des
jeunes filles.
Il fait des
études de
droit à Paris.

Etudie la
peinture à
Lyon, en
Italie, en
Allemagne et
en Hollande.

Débute à
Paris en 1867.

Cesse d'exposer
en 1878, puis
s'occupa
d'architecture
et d'oeuvres
charitables.



(cf. Biographie
à venir.)
Elle épouse
en 1866
le Comte de
Rambuteau,
émule et
collaborateur
du baron
Haussmann
dans la
réfection de
Paris, sous
Napoléon III

Ecrivain,
elle s'intéresse
aux Arts et
organise "Les
jeux floraux
de la comtesse
Mathilde".

Elle restaure
la chapelle de
Dun en 1889.































Photo de gauche : "Cette maison de prière consacrée le 24 juin 1861 au Christ rédempteur par son Eminence Monseigneur le Cardinal de Bonald Archevêque de Lyon a été rédigée en l'honneur de Saint Martin par Etienne Gautier et son fils Charles afin que Dieu leur fasse miséricorde à eux pêcheurs et à leur fille et petite fille Eugénie, ravie dans la fleur de l'âge à sa mère, à ses parents, aux pauvres, âme douce et pieuse, dont le corps virginal repose dans la chapelle opposée en attendant qu'il plaise au Seigneur de les réunir tous dans la céleste demeure."

Photo de droite
: "Dans la paix éternelle du Christ, ici repose, dans l'attente bienheureuse des enfants de Dieu et de l'avènement du Seigneur, notre fille et soeur très innocente EUGENIE GAUTIER, vierge, qui a beaucoup aimé le Christ et les pauvres ; elle a vécu 20 ans 6 mois 21 jours et elle a émigré dans la vraie patrie le 31 du mois d'août 1858."

(Nota : chaque texte est pécédé de sa version latine.)
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